Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 23:53

17-mars-2011-0016.jpg Petit Paul a fait un bond dans le temps aujourd'hui. En plein sommeil, il s'est retrouvé dans un berceau de clinique...

Mais pas n'importe quel berceau !

Il date au moins du milieu du 17-mars-2011-0014.jpg20ème siècle ! et nous sommes quand même au 21ème et comme on peut le constater sur la photo, il 'date' vraiment...

Même s'il n'était pas peint en marron (bah ! quelle horreur !). Il a eu un drôle de parcours, ce berceau de maternité, 'vachement moderne' avec ses parois translucides pour voir le bébé...

Voici son histoire, enfin : ce que j'en sais : Un beau jour, Bon-Papa est arrivé au Moulin avec une épave métallique et plastique, dont la plastique laissait fort à désirer et qui avait dû ressembler à un berceau. Une coque montée sur quatre pattes prolongées de petites roues de caoutchouc.

C'était dans les années 1990. Nos deux poussins étaient nés et allaient vaillamment respectivement sur leurs 8 et 6 ans et les tâches ne manquaient pas à la maison...Bon-Papa, partisan de l'effort raisonné, avait trouvé cette ''chose'' sur une gadoue et, voyant ce qu'il pouvait en tirer, l'avait rapportée dans le coffre de sa voiture.

- "Tiens, un bon coup de décrassage, et de peinture, voilà de quoi trimballer ta vaisselle et autres bricoles dans ta grande maison..Je vais faire un plateau qui s'adaptera sur le dessus du berceau, la moitié et en dessous pareil, je fixe une planche entre les pieds et tu pourras transporter le diable et son train d'un seul coup. Voilà qui t'épargnera bien des allers et retours''.

 Exécution : seulement je ne me souvenais pas avoir eu un tel (dé)goût pour la peinture marron, laquée de surcroît...Il en a fait des tours et des détours ce chariot, rendant mille services...

Puis, un beau jour, il s'est retrouvé au grenier, au gré d'une inondation je suppose, pour ne plus en redescendre...Quelque 20 ans plus tard, il reprend du service pour m'épargner des efforts inconsidérés...Sûr que je vais changer la couleur !

Mais voilà : à peine descendu et nettoyé, v'là-t-y pas que Paul s'y installe le temps d'une sieste ? !

La boucle est bouclée. Berceau il était, berceau il reste malgré tout ! le chariot se transformera sans doute encore en berceau...

Bon-Papa doit bien rire de là où il veille sur nous.

 17-mars-2011-0015.jpg

Par Le Moulin - Publié dans : famille
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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 13:55

Le Moulin a été secoué fortement, émotionnellement, lorsqu'un appel téléphonique lui annonçait que les Doudous de Maël avaient disparu..En fait, on ne les avait plus revus depuis les derniers rangements de jouets dans la soirée de jeudi, le retour étant prévu le lendemain vendredi midi.

Les deux petits disparus sont deux koalas, un grand et un petit, à la fourrure gris-bleu. L'un porte un foulard qui a été jaune et le plus grand arbore un foulard qui  fut rouge.
En apprenant cette nouvelle, le Chef déclare : "je sais où ils sont !" O K , mais où ? Dans un sac à dos 'lapin' ! Où ? dans un sac à dos 'lapin' dans la chambre.

Mais, par acquis de conscience, tout est inspecté, vérifié, dans les règles de l'art, l'entreprise est digne d'un grand nettoyage de  printemps...

 Après avoir contrôlé le rez-de-chaussée, c'est le premier étage qui subit le même sort... Dans les mêmes temps, le Chef monte à l'étage, trouve le sac 'lapin', et revient avec les deux farceurs accompagnés d'un doudou bleu appartenant à papa Troll, et donc âgé de vingt-sept ans !

C'est d'ailleurs un trio fort sympathique qui trône maintenant sur le bureau.

Obligés de se séparer, les Doudous ont rejoint chacun leurs appartements. Mais avant, les koalas ont dû se glisser dans une enveloppe Chrono post pour arriver au plus vite à Orléans, le doudou bleu est resté sur le bureau avant de réintégrer son domaine. Les koalas ont pris la route, en passant par la poste le jeudi matin. Ils arriveront samedi. Nous espérons bien qu'ils seront accueillis dans les rires et les câlins.

 Vu leur mine réjouie, je doute qu'ils éprouvent le moindre remords de leur escapade, surtout qu'ils n'ont couru aucun risque.

Ah ! les coquins ! 17 mars 2011 003

Par Le Moulin - Publié dans : famille
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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 22:56

Quotidien !

Tu parles ! çà fait plusieurs jours que le quotidien est en train de devenir hebdomdaire ! et que je ne sais pas quoi écrire, quoi transmettre, histoire de ne pas perdre la main ! Je peux dire par exemple que j'ai croisé un renard ce soir en rentrant d'un conseil !

Magnifique, le renard pas le conseil, il a traversé la route dans les phares de la voiture, sans  crainte, tranquille !

Tiens, j'y pense : je n'ai pas de nouvelle d'Alexis, que vais-je lui offrir pour sa fête ? je vais le relancer pour qu'il nous donne les références de la boite de lego qu'il désire...

ou d'autre chose...Il a peut-être changé de sujet d'intérêt.
Les trolls débarquent au Moulin à la fin de la semaine, avec leur père et on va passer une semaine d'enfer !

Nous sommes contents, avec le chef, jamais nous n'aurions pensé que ce Moulin serait, un jour, le lieu de ralliement des enfants et petits-enfants.

C'est vrai que les ânes attirent les bambins, qu'une ile c'est rigolo pour des poussins qui vivent en pleine ville, c'est amusant de faire un tour en barque sur le canal, de faire un tour le long du canal avec les ânes, dans les carrioles, d'aller couper du bois comme de vrais bûcherons, de jouer aux indiens, de contruire des cabanes, des cachettes entre les arbustes sauvages, de revenir à la maison crottés jusqu'aux cheveux et de ne pas se faire gronder, de se faire des bobos juste pour venir se faire consoler et dorloter...

Et Mamy est un peu bizarre quand même ! Pouët pouët camembert !

C'est elle qui demande les câlins !  

On a passé une journée folle dans l'ile et quand on rentre au chaud, on sent la fatigue qui nous tombe dessus !

Et voilà Mamy qui 'chougne' à travers le Moulin "Je veux un câlin !"...

 D'habitude ce sont les bébés qui font çà !

Là, c'est Mamy. Elle continue en allant s'installer dans son grand fauteuil de velours bleu ! elle place une couverture sur ses genoux et attend.

Quoi ? qui ?

"Je veux un câlin !"

Voilà un tout petit bonhomme, genre troll aux cheveux blonds qui vient se glisser sous la couverture, le pouce dans la bouche, on dirait bien Maël...
Surtout, que Mamy ne bouge pas ! sinon pffft ! il se sauve...et ne revient pas.

Là, c'est bon ,il se glisse plus loin sous la couverture, se rapproche de Mamy, se cale (enfin) dans le creux de son bras et se laisse aller. Il se détend et finit bien souvent par s'endormir.

Quel bonheur !

Ces moments reviendront la semaine prochaine !

Je crois que je vais avoir besoin de beaucoup de câlins ! Au quotidien ! Et ce quotidien-là, j'en veux bien tous les jours !01-aout-2010-003-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Par Le Moulin - Publié dans : famille
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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 23:01

Voilà une belle image de patience et de ténacité : ce héron gris aura trempouillé pendant plus de deux heures, les pieds dans l'eau froide, à attendre le passage d'un poisson, à moins que ce ne soit en admiration devant nos deux ânes, plantés sur la berge d'en face...

C'est ce que je vois du fond de mon fauteuil, au bureau...

J'ai juste fait la photo au téléobjectif pour que ce soit plus visible sur l'écran. La photo est prise à travers le carreau (dégueulasse) de la fenêtre fermée...

Pour les familiers du Moulin, pas difficile de comprendre que je dis vrai, que ce héron est tout près de la maison. Les autres devront me croire  sur parole et se laisser aller au rêve : ah ! la campagne ! quel beau pays ! le calme, la solitude, les animaux sauvages !

 

Allez-y ! Laissez-vous aller; çà ne fait de mal à personne...La vie est belle  non ?

 

Si çà se trouve, ce pauvre héron est bloqué au milieu de l'eau avec des crampes pas possibles dans les pattes !

Incapable de s'exprimer dans notre jargon, il attend que çà passe en comptant sur les connaissances des spécialistes pour qu'ils respectent ce moment : ne pas l'effaroucher ni le déranger dans sa posture.

 Il feint peut-être l'attitude du pêcheur pour qu'on ne le touche pas, ses rhumatismes le font trop souffrir pour l'instant.

Alors, les uns bavent d'admiration devant l'autre qui en bave avec ses foutues crampes ! quel énorme malentendu !

Et tout le monde lui fout la paix, le temps que çà se calme et qu'il puisheron-fevrier-2011-02.jpgse s'envoler ailleurs ! heron-fevrier-2011-01.jpg

Par Le Moulin - Publié dans : famille
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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 23:32

Pour continuer dans ce quotidien, il me faut développer ce qu'on doit trouver comme 'trésors' d'ingéniosité pour changer de niveau dans la maison.

Somme toute, un escalier est une manière de grimper au plafond...<et quand tout va bien, çà se grimpe en quelques secondes, sans effort apparent. on met un pied devant l'autre sans y penser, de marche en marche et on arrive en haut, et voilà. On peut être un peu essofflé si l'on va trop  vite, mais l'effort n'est pas énorme.
Maintenant, mets-toi dans la peau d'un 'parkinsonnien', ce qu'à Dieu ne plaise !

tu es en bas de l'escalier, il y a 19 marches à passer.

Et là, commencent les calculs : chaque marche a une hauteur de 18 ou 19 centimètres, çà veut dire :il faut décoller le pied de 19 centimètres du sol.

Mais quel pied ?

Là, tu ne sais plus. Et ce n'est pas le pied !

Ton pied décolle enfin et aborde la marche supérieure.

Yes ! mais misère que c'est haut ! Tu ne te souvenais pas que c'était si difficile.

Attends ! ce n'est pas fini, l'autre pied doit rejoindre le premier ! Tu dois prendre appui sur le pied déjà rendu et vite poser l'autre pour décharger la moitié de ton corps qui a servi de levier. Et quand tu as mon volume c'est encore plus difficile !

Bon le premier pas est fait. Avec lenteur, tu grimpes 2-3 marches dans la foulée, comme par habitude, mais quelque chose dans ton cerveau :" te sussurre tu vois, tu avances tout seul !" et là paf çà bloque !

Tu te retrouves au milieu des marches, à mi-course, avec un peu de chance, il ne reste que la moitié à avaler. Tu es coincé dans ton incapacité à décider si tu montes ou si tu descends. Tes pieds hésitent, tu piétines, et ne sais plus à quel pied te vouer. Tu grognes, tu râles, tu te morigènes, c'est quoi cette espèce d'animal qui n'est même pas capable de maîtriser son cerveau ! Et çà t'agace profondément parce que çà devrait fonctionner puiqsu'un traitement est en cours. 

Puis tu repars à l'escalade. Pourquoi  çà se remet en route ? t'es marrant, comment veux-tu qe je le sache ? j'ai beau poser mille questions, je suis en face d'un très vague terrain vague :"vous comprenez, chaque cas est particulier." "On ne peut pas faire de pronostic mais..." "Avec le traitement çà devrait s'arranger"
Tiens ! tu parles ! çà prend un  temps fou et un temps de fou !

Et la descente ? Ah ! la descente ! Demande à Benoît ce qu'il pense de sa grand-mère qui descend à reculons. Elle monte ou elle descend ?

Descendre à reculons est moins dificile, c'est juste 'un peu' ridicule ! Les chiens ont eu du mal à comprendre çà...Eux aussi.
Mais au fond, à quelque chose malheur est bon : je fais mes exercices de gym plusieurs fois par  jour, ce qui entretient quand même la musculature...

Le temps moyen pour changer de niveau ? Il faut compter 10 secondes par marche.. Alors compte ...et monte....

Pour l'instant, tu n'as rien d'autre à faire et tu n'as pas le choix...

Par Le Moulin - Publié dans : famille
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